Lors d’une demande de rachat de crédits, l’établissement prêteur analyse les revenus et les charges du foyer afin d’évaluer sa capacité à rembourser le nouveau prêt. Il s’intéresse aussi à la stabilité professionnelle, au reste à vivre et au fonctionnement des comptes bancaires. Ces éléments permettent d’étudier la faisabilité de l’opération et d’en définir les conditions, sans qu’une acceptation soit garantie.
Points clés
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Les revenus réguliers et durables sont examinés en priorité.
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Les charges fixes et les crédits en cours permettent d’évaluer le budget du foyer.
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Le taux d’endettement et le reste à vivre font partie des indicateurs étudiés.
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Les relevés bancaires permettent d’apprécier la gestion des comptes.
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Une mensualité réduite peut résulter d’une durée de remboursement plus longue et augmenter le coût total.
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Chaque demande de rachat de crédits fait l’objet d’une étude individuelle.
Quels revenus sont pris en compte pour un rachat de crédits ?
Pour comprendre le rachat de crédits, il faut savoir que le montant des revenus ne suffit pas à déterminer la faisabilité de l’opération. Leur origine, leur régularité et leur pérennité comptent également dans l’analyse du dossier.

Les revenus professionnels et les pensions
Les salaires constituent généralement une part importante des ressources examinées. Une situation professionnelle stable peut faciliter l’étude, mais un CDI ne garantit pas l’obtention d’un financement. À l’inverse, un CDD ou une activité indépendante n’entraîne pas nécessairement un refus : l’établissement prêteur apprécie la situation dans son ensemble et peut notamment s’intéresser à l’ancienneté ou à la régularité des revenus.
Les pensions de retraite peuvent également être intégrées aux ressources du foyer. Dans tous les cas, les justificatifs servent à déterminer les revenus qui pourront effectivement être retenus.
Les revenus complémentaires
Des loyers, pensions ou certaines prestations peuvent, selon leur nature et les critères de l’établissement, entrer dans l’analyse. Les revenus locatifs peuvent notamment être retenus partiellement afin de tenir compte du risque de vacance ou d’impayé.
À l’inverse, une prime exceptionnelle ou un revenu ponctuel ne présente pas la même stabilité qu’un salaire régulier. Les règles variant selon les organismes et les dossiers, mieux vaut éviter de considérer une ressource comme acquise dans le calcul avant l’étude du financement.
Quelles charges sont examinées dans le dossier ?
L’analyse des charges sert à mesurer ce qu’il reste réellement au foyer une fois ses dépenses récurrentes prises en compte. Elle ne se limite donc pas aux mensualités des prêts que l’emprunteur souhaite regrouper.
Les crédits et dépenses fixes du foyer
L’établissement recense les crédits concernés : prêt immobilier, crédit à la consommation, prêt auto, prêt travaux ou crédit renouvelable, par exemple. Selon le dossier, certaines autres sommes peuvent également être intégrées à l’opération.
Le loyer, les pensions versées et d’autres charges récurrentes sont aussi examinés. Ces données, mises en regard des revenus, contribuent notamment à apprécier le taux d’endettement et le reste à vivre.
Le fonctionnement des comptes bancaires
Les relevés de compte complètent cette photographie du budget. Des découverts répétés ou des incidents de paiement peuvent peser dans l’analyse, tandis qu’une gestion régulière apporte des informations sur la capacité du foyer à respecter ses échéances.
En cas de difficultés financières graves et durables, le rachat de crédits ne doit toutefois pas être considéré comme une réponse au surendettement. Les dispositifs dédiés, notamment ceux proposés dans le cadre d’une procédure auprès de la Banque de France, peuvent alors être plus adaptés.

Comment Ymanci accompagne-t-il un projet de regroupement de crédits ?
Le rachat de crédits, couramment employé pour désigner un regroupement de crédits, consiste à réunir plusieurs prêts, et éventuellement certaines dettes selon le dossier, dans un nouveau crédit. L’objectif est notamment d’adapter la mensualité au budget disponible et de simplifier la gestion des remboursements.
Ymanci propose une étude gratuite et sans engagement afin d’examiner la faisabilité du projet et d’estimer la nouvelle mensualité envisageable. Le courtier accompagne ensuite l’emprunteur dans la constitution du dossier et la comparaison des solutions proposées par ses partenaires.
Cet accompagnement ne dispense pas de regarder le coût global de l’opération. Une baisse de mensualité peut être obtenue grâce à un allongement de la durée de remboursement, susceptible d’augmenter le coût total du crédit.
Que faut-il comparer avant d’accepter une offre ?
Une mensualité moins élevée ne suffit pas pour déterminer si une opération est adaptée. La comparaison doit porter sur plusieurs données avant et après le rachat de crédits.
| Élément à comparer | Pourquoi le vérifier ? |
|---|---|
| Mensualité | Mesurer l’effet sur le budget mensuel. |
| Durée de remboursement | Identifier un éventuel allongement du crédit. |
| TAEG | Comparer plus facilement le coût des propositions. |
| Frais et assurance éventuelle | Repérer les coûts associés à l’opération. |
| Coût total | Évaluer l’impact financier sur toute la durée du financement. |
Prenons un exemple simple : si plusieurs crédits représentent 1 250 € de mensualités et que le nouveau financement ramène cette charge à 830 €, la baisse mensuelle est d’environ 34 %. Elle ne signifie pas que la dette ou son coût total diminue dans les mêmes proportions. Si la durée de remboursement est sensiblement allongée, le montant payé au total peut au contraire augmenter.
Faire le point avant de s’engager
L’étude des revenus et des charges permet de vérifier si la nouvelle mensualité reste compatible avec le budget du foyer. Mais le résultat doit toujours être replacé dans une vision globale : durée, TAEG, frais, assurance éventuelle et coût total.
Comparer la situation avant et après l’opération permet ainsi de mesurer ses véritables effets. Un courtier peut accompagner cette analyse et expliquer les conditions des différentes propositions, chaque dossier restant soumis à l’étude et à l’accord de l’établissement prêteur.